La Sologne et les sables de la Loire
Entre Blois, Tours et Cheverny, sur les sables de Sologne, le Sauvignon blanc et le Romorantin glissent sur une matrice presque poudreuse. Au domaine de la Charmoise, Henry Marionnet a souvent vanté la touche « cristalline » de ses blancs issus de sables purs, produits “sans maquillage”, où le fruit s’exprime nu.
On y retrouve une expression aromatique tendue, citronnée, évoquant la pomme verte et la pulpe de poire. Peu de vins blancs ligériens, hors Sancerre, parviennent à conjuguer aussi simplement fraîcheur et élégance.
Languedoc, Provence : sables et influences marines
Sur le littoral du Languedoc, autour d’Aigues-Mortes, le célèbre “Vin des Sables” émane de sols ayant moins de 3% de matières organiques (CIVL). Grenache blanc, Rolle ou Bourboulenc y trouvent un terrain qui force l’hygiène foliaire de la vigne (faible pression cryptogamique), mais pousse à la précocité. Les vins révèlent la fleur d’oranger, le zeste, la chair blanche, avec une sapidité rarement corsée.
L’Espagne : la vivacité du Verdejo sur sable
Dans la DO Rueda, certains “parajes arenosos” (zones sableuses) donnent au Verdejo, cépage vif par excellence, une profondeur supplémentaire. Sur ces sols qui drainent vite, une vigne plantée préphylloxérique résiste et offre un vin cristallin, florilège de fenouil, herbe sèche et agrumes, avec une acidité de l’ordre de 6 à 8 g/L d’acide tartrique, (données C.R.D.O. Rueda).