Le vin bio : un cadre, des limites
Un vin certifié “biologique” naît dans des vignes cultivées sans pesticides, herbicides ou engrais de synthèse. En France, depuis 2012, le label “Vin biologique” (l’eurofeuille, ou AB) s’applique à la fois à la vigne et à la cave. Les levures exogènes restent autorisées, tout comme les sulfites (jusqu’à 100 mg/L pour un rouge, contre 150 mg/L pour un conventionnel).
- En 2022, près de 18 % du vignoble français était en bio ou en conversion, (source : Agence Bio).
- Des labels comme Demeter ou Biodyvin certifient la biodynamie, mais ne se substituent pas à la base biologique : tout vin biodynamique est d’abord bio.
Le vin nature : le minimum d’intervention
Vin nature, vin naturel : sans cahier des charges officiel ni cadre légal, ce terme recouvre une philosophie. Elle consiste à accompagner le raisin de la vigne au verre avec le moins d’intrants possible (levures indigènes, pas ou peu de sulfites ajoutés, ni filtration poussée, ni manipulations œnologiques). Deux associations structurent le mouvement : l’Association des Vins Naturels (AVN) et Syndicat de défense du vin naturel, qui revendiquent l’absence totale de sulfites ajoutés (pour certains), ou une dose maximale de 30 mg/L.
La biodynamie : rythmes et préparations
Inspirée des principes de Rudolf Steiner (XXe siècle), la biodynamie va plus loin que l’agriculture bio. Elle insère la parcelle dans un écosystème vivant et la traite selon les rythmes lunaires et cosmiques, via préparations à base de plantes, bouse, corne de vache. En cave, les interventions sont limitées, mais certains procédés restent permis. Deux labels spécialisés : Demeter et Biodyvin.